Bio

Une oreille dans la musique acousmatique, l’autre dans le field recording.

Né en 1978 à Perpignan (France), Olivier Moulaï est venu à la création sonore en parallèle de son métier de vidéaste-monteur.

De formation initiale aux Beaux-Arts de Perpignan, il entre en 2018 au conservatoire de la même ville pour se former à l’électroacoustique auprès de la compositrice Lucie Prod’homme. Certificat d’études musicales en poche, il poursuit son apprentissage dans le cadre du conservatoire de Montpellier auprès du compositeur et réalisateur en informatique musicale Christophe de Coudenhove. La somme de ces apprentissages l’amène à développer une approche « concrète » de la musique, avec le son comme matériau de départ et l’ordinateur comme outil de création.

Ces années d’études sont marquées par des rencontres avec d’autres disciplines, notamment avec les arts plastiques et la danse. Inspiré par l’oeuvre sculpté de Giuseppe Penone, il compose Lèvres d’épines, pièce acousmatique qui joue sur le souffle et la respiration. Influencé par le travail de la chorégraphe Véronique Barrier, il compose Cette pierre qui marche sur l’eau et refuse obstinément d’y couler, pièce acousmatique qui joue sur l’énergie du rebond. Ses œuvres seront programmées dans le cadre de festivals dont : Futura à Crest, Chicharra à Almonte (Espagne), En chair et en son à Ivry-sur-Seine, et Supersonique à Marseille.

En 2025, il pose ses micros dans un petit village au pied des Pyrénées, et crée son home studio : Alzina. Là, il s’intéresse aux sons de la nature et aux interactions avec l’activité humaine, et entame un travail hybride, au croisement de la musique acousmatique et du field recording, guidé par une recherche de « musique des bruits ». Un premier album, Par les vents qui courent, voit le jour au printemps 2026.